Rondes et chansons de France n° 4

  • Date de parution :1958
  • Format : 45 tours/17 cm
  • Référence : E1E 9103
  • Interprètes : Lucienne Vernay (LV) et les Quatre Barbus (QB)
  • Illustrations : Guy - Gérard Noël

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Face 1 – Plage 1 : Il était une bergère(LV/QB)

Versailles, fin du XVIIIe siècle. La reine Marie-Antoinette et les princesses de haut rang s'amusent à faire de l'élevage ovin dans la petite ferme du château. Cette chanson date de cette époque et n'a sûrement jamais été chantée par les vraies paysannes.
C'est cet engouement de la cour pour les moutons qui sera également à l'origine de la chanson « Il pleut bergère ».
À noter le bruitage du miaulement du chat qui ferait sortir des larmes même des plus endurcis.
Toutes les chansons ou poèmes qui évoquent le « chat » traînent avec eux une réputation un peu sulfureuse de double sens. Certains exégètes voient dans la présente une ancienne expression de nos campagnes « le chat qui goûte le fromage » s’appliquant à celle qui aurait perdu « un trésor » avant l’union légale. Personnellement, après de longues recherches, je n’ai rien trouvé dans ce sens…

Face 1 – Plage 2 : Ah ! Mesdames voilà du bon fromage (QB)

J'ai cherché l'origine de cette chanson, en vain…
Peu importe. Par contre, il faudrait la rendre obligatoire, en boucle, dans les agences de publicité. Il résume en effet toute la vacuité du marketing en quelques mots.
En particulier : «Voilà du bon fromage au lait/Il est du pays de celui qui l'a fait/Celui qui l'a fait il est de son village ». Voilà résumé en trois vers ce qu'on nous bassine pendant des heures sur les médias audiovisuels… Ce qu'on appelle en langage « savant » des truismes…

Face 1 – Plage 3 : Pingo les noix(LV/QB)

Ici aussi, origine obscure…
Double intérêt cependant pour cette comptine. Premièrement pour se délier la langue.
Ensuite, illustration sonore du proverbe «Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois », tout à fait d'actualité au moment où l'on s'interroge sur le cumul des mandats…

Face 1 – Plage 4 : En passant par la Lorraine (LV/QB)

À l'origine, une chanson de marche du XVIe siècle intitulée « En revenant de Rennes ».
Les paroles actuelles doivent sans doute dater de la fin du XIXe siècle après l'annexion de l'Alsace et la Lorraine par l'Allemagne en 1870.

Face 2 – Plage 1 : C'est la mère Michel (LV/QB)

Célèbre chanson du début du XIXe siècle (vers 1820).
Par contre, l'air est plus ancien, puisqu'il s'agit d'une marche militaire du XVIIe siècle dont les anciennes paroles louaient le Maréchal de Catinat.
Lustucru est bien entendu la version phonétique de la question « L'eusses-tu cru ? ». Cela a bien évidemment donné le nom de la célèbre marque de pâtes…
Version édulcorée ici, puisque le dernier vers de la chanson est : «Pour un lapin, votre chat est vendu »…
Ici aussi, d’aucuns s’en donnent à cœur joie pour pointer la chanson égrillarde. Il est certain que dans ce contexte…

Face 2 – Plage 2 : J'ai perdu le do (QB)

Chanson de marche des armées napoléoniennes.

Face 2 – Plage 3 : Le petit matelot (LV)

Chanson de marins du XIXe siècle.
Chanson qui à l'époque où je découvrais ces disques n'avait pas trop ma faveur. Trop triste…

Face 2 – Plage 4 : J'ai du bon tabac (QB)

Une des chansons les plus célèbres du répertoire.
Chanson écrite au début du XVIIIe siècle par l'abbé Gabriel Charles de l'Atteignant.
Ici aussi, d'après certains, une chanson à double sens, au ton grivois tel qu'il pouvait exister en ce début du XVIIIe siècle. Personnellement, j'ai du mal à y adhérer.
La musique est celle d'un concerto pour vielle à roue de Michel Corrette intitulé « La Servante ».
Je joins l'original de ce concerto.

La chanson

Le concerto

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Rondes et chansons de France Disque n° 5